Une fois par mois, les gourmands lisent se réunissent pour échanger avec passion leurs lectures. Elles nous ont fait part de leurs coups de cœur… Vous trouverez ces ouvrages à la médiathèque.

« Shibumi » de Trevanian  

Un roman inclassable, dense, qui donne à réfléchir, à la matière riche : intrigue, suspense, mais aussi humour et  philosophie.  "Shibumi" est la recherche par le héros du raffinement le plus subtil, du dépassement de la connaissance pour atteindre simplicité et harmonie. Omniprésence du Japon et sa noble culture. 

Françoise.

"Un paquebot dans les arbres" de Valentine Goby

Tout d'abord j'ai aimé le style vif sans fioriture. Beaucoup d'émotion , de sensibilité , de ténacité et de générosité de la part de cette adolescente font que cette lecture ne me laisse pas indifférente .

Très bon livre.

Jeannine.

« L’homme Joie » de Christian Bobin (en commande)

Poussons la grille d’un jardin abandonné où l’auteur retrace des portraits d’êtres aimés, des rencontres, ainsi que des visions et une longue lettre à sa femme aimée et perdue. Entourons ces écrits de couleur, de vie, de végétation naturelle, d’harmonie et un supplément d’âme. Ce qui donne un regard poétique…, de la Spiritualité dirais-je !

Sylvie.

« Bakhita » de Véronique OLMI

Récit d’une trajectoire de vie très dure avec beaucoup de souffrances. C’est l’histoire romancée d’une jeune femme ayant réellement existé. Bakhita sera enlevée très tôt à sa famille pour devenir esclave. Sa force, c’est sa pulsion de vie puisée certainemant dans son enfance, ce qui va lui permettre de ne pas choisir la haine et le repli sur elle-même. Sa chance sera de faire une rencontre déterminante et qui changera le cours de sa vie.

Monique.

« Vous n’aurez pas ma haine » d’Antoine Leiris

Ce jeune journaliste de 34 ans a perdu sa femme lors de l’attentat du Bataclan. Il se retrouve à élever seul son jeune fils de 17 mois.

Ce livre est émouvant, sublime. L’auteur n’est pas tombé dans le piège de la haine. Il m’a donné une bonne leçon, moi qui suit d’origine arabe, musulmane par mes parents. J’avais cédé à la haine, à la révolte, au mépris. Ce livre touchant m’a ramenée à la raison. Merci Monsieur Antoine LEIRIS.

Salima.

« Je suis ici pour vaincre la nuit » de Marie Charrel (en commande)

C’est une histoire vraie, celle d’une femme peintre, de talent, libre, aventurière, aviatrice et résistante : Yvonne Bellot surnommée « Yo Laur »  Elle était la fille d’un peintre célèbre et c’est sa petite-petite-nièce, journaliste au quotidien Le Monde, qui a décidé , après des recherches extraordinaires, de retracer la vie de cette tante, femme d’exception et oubliée. L’auteure nous entraîne de Paris, au Maroc, en Algérie , et enfin à Ravensbrück à la suite de cette femme frondeuse. C’est un portrait de femme éblouissant, il est écrit d’une manière splendide.

Anne-Marie.

« Eugénia » de Lionel Duroy

Eugenia, jeune étudiante roumaine , voit sa vie boulversée par sa rencontre avec un écrivain juif.Dans la Roumanie des années 1930 , où l'antisémitisme est plus que répandu , Eugenia se forgera sa propre pensée et son destin envers et contre tous, y compris certains membres de sa propre famille. Selon Lionel Duroy, ce livre décrit « la naissance d’une conscience au milieu de faits effroyables », en l’occurrence le pogrom de Jassy.

Patricia A.

« Il était une femme » de Gloria Cigman 

Transportons-nous en Angleterre au milieu du 14ème siècle sur les traces d’Alison de sa petite enfance jusqu’à son décès en 1415. Alison n’a pas une enfance particulièrement choyée mais elle n’est pas malheureuse non plus. Elle a surtout une grande force de caractère, un appétit de vivre qu’elle gardera jusqu’à son dernier souffle.

C’est une femme particulièrement moderne, libre malgré 7 mariages mais n’oublions pas que nous sommes au Moyen-Age et que le poids de la morale religieuse est très fort. Ayant commis de « nombreux péchés », Alison effectuera tout au long de sa vie des pélerinages afin de sauver son âme des feux de l’enfer. J’ai particulièrement aimé le personnage d’Alison, inspiré à l’auteure d’une des toutes premières grandes oeuvres de la littérature anglaise (Les contes de Canterburry).

La suivre dans ses évolutions, ses épreuves tout au long de sa vie de femme, ses joies aussi était un régal de lecture. Les dernières pages sur sa fin de vie m’a fait penser à la chanson de Louis Chedid « Ainsi soit-il ».

Patricia S.

Coup de cœur bis (parce qu’il y a des romans dont il ne faut pas passer à côté) :

« Les enfants du fleuve » de Lisa Wingate

Basé sur des faits réels, ce roman met en parallèle deux histoires. La première est celle de Rill Foss, adolescente de douze ans, qui vit avec ses quatre frères et soeurs sur la péniche familiale L’Arcadie, amarrée sur les bords du Mississipi. En 1939, alors que leurs parents sont absents, les enfants sont enlevés en pleine nuit et « vendus » à un orphelinat : la Société des foyers d’accueil du Tennessee qui fournit, à un tarif très élevé, des enfants aux couples de la bonne société qui ne peuvent procréer.

L’autre histoire est celle d’Avery Stafford, issue de la bonne société d’une ville de Caroline du Sud. Elle exerce de nos jours la profession d’avocat à New York . Ce roman m’a passionnée. La découverte de cet horrible trafic d’enfants pauvres arrachés à leurs parents m’a stupéfiée car il a duré en toute impunité jusqu’en 1950. Son instigatrice, Georgia Tann « aimait à présenter ses pupilles comme des produits, des objets ou des ardoises vierges ; or ce sont des êtres humains, avec leur propre histoire, leurs propres besoins, leurs propres espoirs et leurs propres rêves. »

Patricia S.

« Choc des Civilisations pour un ascenseur Piazza Vittorio »   de Amara Lakhous

Dans cet immeuble cosmopolite de Rome, l’ascenseur est au centre des conversations. Un jour, on y trouve le cadavre d’un jeune homme, « le Gladiateur ». Coïncidence ? Amedeo disparaît – le seul qui ne prend jamais l’ascenseur.

La concierge napolitaine, l’Iranien réfugié, l’universitaire de Turin, l’amie des chiens, le cinéaste hollandais, la petite bonne péruvienne accro aux feuilletons TV … chacun à son tour donne son avis sur ses voisins avec humour, par clichés, idées reçues. Seul point commun : aucun ne croit que Amedeo puisse être le criminel. . En parallèle, le très tolérant Amedeo livre ses réflexions sur chacun des habitants qu’il côtoie. Très drôle, parfois terrifiant de méchanceté ou de bêtise, ce roman de la vie quotidienne pose des questions : quel est le sens « d’être Italien » ?! Pourquoi cette peur et cette haine de » l’étranger « ?

Christiane.